Dans le Nice-Matin du 15 novembre 2021, au sujet de la candidature de Nice au titre de capitale européenne de la culture 2028 ; nous sommes restés stupéfaits de découvrir que Christian Estrosi profite de son interview sur cette candidature pour subtilement glisser la fable jacobine d’une Nice devenue française en 1860 « à l’issue d’un processus démocratique ». Une fable à laquelle à Nice, plus personne ne croit si ce n’est Christian Estrosi et ses amis bonapartistes ; une fable surtout qui n’apporte absolument rien comme argument pour convaincre du bien-fondé de la candidature de Nice au titre de capitale culturelle…si ce n’est de prétendre au titre de capitale du mensonge historique.
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Comme nous pouvons être étonnés de voir Estrosi citer en autre argument ; la « Paix de Nice » de 1538 entre François Ie et Charles Quint, qui selon lui prouve la stature internationale de notre ville…dommage pour le maire que son exemple fut un fiasco : car François Ier ne respecta pas cette paix en assiégeant Nice en 1543 avec ses alliés Turcs; se parjurant lui-même du serment qu’il fit vingt ans plus tôt « de renoncer solennellement à tous les droits que pourrait avoir la couronne de France sur Nice. ».
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Christian Estrosi aurait pu dire, bien des choses sur le passé de Nice attestant de « sa légitimité » pour « devenir ambassadrice de la richesse culturelle européenne ». Il aurait pu parler de l’attraction que Nice suscita durant des siècles, qui permis d’accueillir, voire de servir de refuge à des femmes et des hommes venant de toute l’Europe et dont les noms sont liés à Nice comme Nikki de Saint Phalle, Henri Matisse, Marc Chagall, Nicollo Paganini, Jules Chéret etc. Sans oublier tout ce que Nice a vu naître comme grands noms : Yves Klein, Arman, les Mossa père et fils, Louis Brea, Ernest Pignon-Ernest et tant d’autres.
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Voilà ce que Christian Estrosi aurait pu exposer, concernant l’Histoire de la ville, pour convaincre du bien fait de la candidature de Nice pour devenir capitale européenne de la culture. Au lieu de cela, il préfère les références historiques tronquées …on a les références qu’on mérite…et nous pouvons craindre que cette candidature, comme tous le reste, sert plus à l’image de Christian Estrosi qu’a l’image de la ville…
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