Parti Niçois/Partit Nissart - site officiel

Elections municipales à Nice : analyse avant le 1er tour de Julien Llinares

Le Parti Niçois ne présentera pas de liste pour les Municipales à Nice. A défaut d’être présent dans les urnes, je donnerai mon analyse des candidats sur la question de l’identité niçoise après avoir étudié les professions de foi envoyées aux électeurs ainsi qu'aux programmes disponibles sur le site internet de chaque candidat; alors en matière d'identité niçoise et d'intérêt du Pays Niçois qui fait quoi ?

vardon skin fn

Philippe Vardon : vous savez ce que je pense de cet individu. Nous avons assez dénoncé avec feu Alain Roullier-Laurens et le Parti Niçois, la supercherie identitaire diabolisant notre identité dans le seul but de s’en servir comme marche pied pour pouvoir rejoindre le RN (ex-FN). Parti ultra-jacobin farouchement hostile aux langues et identités régionales, ainsi qu’à toute forme de régionalisme ou de fédéralisme, vu comme du « communautarisme » ; mettant ainsi dans le même sac islamisme et défenseurs des identités locales. Une ligne politique décrédibilisant les propositions du candidat. Le RN (ex-FN) dont la présidente, en recrutant Vardon avec le passé qu’on lui connait démontre surtout que sa « politique de dé-diabolisation » n’est que du vent …

kandel estrosi

Benoît Kandel : Pur produit du « sytème Estrosi » qu’il « dénonce » aujourd’hui et dont il a largement bénéficié des avantages en tant que premier-adjoint du un quasi mandat. Le programme se résumant à la création d'un « musée de la Côte d'Azur », terme touristique dont les nissart ne se reconnaissent pas. Le fait qu’il soit maintenant investit par DLF, le parti de Dupont-Aignan, résolument anti langue régionale (comme sa grande sœur idéologique Marine Le Pen) démontre  que sa « Nice pour tous » exclue les véritables défenseurs de l’identité niçoise. Il semble surtout être prêt à tout pour s’accrocher à son fauteuil de conseiller municipal ; je ne serai donc pas surpris, selon le résultat du 1er tour, de le voir s’allier… avec Vardon …

Quant à l’UPR, du très jacobin et fantasque Asselineau (hostile aux langues régionales car il y voit une sorte de « complot » afin de dissoudre la France), de l’aveu même de sa candidate locale, veut transformer les élections municipales en scrutin national contre Macron. Preuve que l’UPR voit Nice comme une ville lambda, qui ne mérite pas qu’on s’attarde sur ses problèmes propres à son territoire.

« Viva ! », liste rassemblant l’extrême-gauche (à l’exception de Lutte Ouvrière ayant fait bande à part), qui non seulement en plus de récupérer l’image de Garibaldi (comme les identitaires avec Ségurane) en amalgamant sa chemise rouge à la couleur politique de l'extrême-gauche, cautionne la théorie ubuesque des occitanistes et de « Nice occtiane » au sein d’une « grande Occitanie » imaginaire, en proposant « une grande fête occitane à Nice ». La liste menée par le parti de J-L Mélenchon qui est particulièrement hostile à la charte européenne des langues régionales (comme ses alter-ego d’extrême-droite) estimant qu’elle « nuit à l'unité et à l'indivisibilité de la République » et avait comparé les écoles Diwan (enseignant le breton) à une « secte ».

Patrick Allemand, où l’identité niçoise est quasi absente de son programme.

Jean-Marc Governatori avec une liste d’union des écologistes. Si je trouve son programme en matière de défense de l’environnement plutôt bon (je salue d’ailleurs la présence dans cette liste de personnes qui ont étaient en première ligne dans la lutte contre le bétonnage de la plaine du Var) je regrette de ne voir dans sa profession de foi, aucune référence à l’identité niçoise…

estrosi

Enfin, le maire sortant Christian Estrosi ; son bilan pas besoin d’en parler tout le monde le connait et peut le juger. Cependant une remarque ; Christian Estrosi a su, pour une fois, trouver quelqu’un à la hauteur pour s’occuper du patrimoine et de l’identité niçoise, en la personne de Jean-Luc Gag, qui je dois le reconnaître a fait le job dans son domaine (avec les limites d’un élu local et les contraintes que imposées par l’Etat)

Ceci peut expliquer peut-être que le programme d’Estrosi en matière de patrimoine peut être intéressant : comme par exemple la création d’un service municipale spécialement dédié aux traditions et à l’identité niçoise (on se demande bien pourquoi Estrosi ne l’a pas fait dès son premier mandat) le retour de la Castellada au Château ou encore la création d’une « carte citoyenneté niçoise » qui attire ma curiosité (qui n’est pas sans rappeler « la carte d’identité niçoise » de feu Alain Roullier-Laurens) MAIS évidemment toutes ses propositions, sont pour l’instant à l’état de promesses et sont soumises à la volonté du maire sortant, de les concrétiser s’il est réélu…déjà qu’Estrosi traine des pieds pour inaugurer une rue des Barbets mais en parallèle inaugure en grande pompe des allés Pasqua, cours Chirac ou quai Napoléon à la vitesse de l’éclaire…

Et je ne parle même pas d’autres membres du conseil municipal aux déclarations nuisibles pour l’identité niçoise :

Je pense notamment à Gael Nofri, changeant de parti comme de chemise, « interpellé » qu’on donne un nom de rue aux Barbets mais excité comme un gosse lorsqu’il s’agit de célébrer Napoléon dont les soldats traquèrent les Barbets !

Je pense à la sénatrice Dominique Estrosi-Sassone tenant des propos à peine croyable sur la charte européenne des langues régionales, digne du RN…alors qu’à l’inverse, l’ex-député Rudy Salles (quittant lui l’équipe Estrosi) en comparaison des déclarations d’Estrosi-Sassone, prenait une position plutôt « positif » sur les langues régionales à l’assemblée nationale…

Voilà ce rapide tour d’horizon des candidats sur la question du particularisme niçois, maintenant vous êtes libre de vos choix, mais aussi libre de ne pas choisir, de voter blanc ou mettre par exemple un bulletin de protestation spécialement conçu par le site Libera Nissa

Car ayez bien à l’esprit une chose, n’imaginez pas trouver un « messie » parmi les candidats pour changer votre vie en profondeur. Ayez bien à l’esprit que la quasi-totalité des candidats présents en lice sont, de fait, les porte-paroles des partis parisiens. Les candidats eux, auront beau « nissardisé » leur discours (avec plus moins de sincérité) autant qu’ils le veulent, les partis qu’ils représentent, eux en ont rien à faire de Nice au mieux, méprise notre ville au pire !

Pour ces partis, Nice n’est qu’un point sur une carte, le seul intérêt des élections locales : qu’elles soient municipales, départementales, régionales, ce n’est pas le bien être des habitants ou résoudre les problèmes locaux ; les élections locales ne sont en réalité pour eux que de vulgaires données statistiques pour leur cyniques calcul politiciens afin de pouvoir, depuis leur QG à Paris, le soir des élections à 20h, proclamer sur toutes les chaînes TV nationales qu’ils sont « la première, deuxième ou troisième force politique de France » en comptant le nombre d’élus obtenus pour les parrainages nécessaires à la présidentielle…voilà le seul intérêt des partis parisiens pour ces élections.

Les candidats eux, peuvent décliner leurs programmes à toutes les sauces, vous parler autan qu’ils veulent de sécurité, d’éducation, de fiscalité ; leurs programmes sont en grande partie inapplicable tant que les territoires ne sont pas réellement autonomes politiquement et financièrement, et ce n’est pas demain la veille qu’on verra un parti parisien remettre en cause ce système centraliste, gardant jalousement ses compétences régaliennes ! Et aucun candidat actuellement candidat à la mairie de Nice n’osera critiquer la tutelle parisienne (et marseillaise par l’intermédiaire de la région)

Aucun candidat investi ou soutenu par un parti parisien (c’est-à-dire tous) aura la volonté de dire « Non » à Paris et dénoncer ce modèle obsolète, aucun candidat à réellement la volonté de créer un rapport de force nécessaire avec la capitale et la région afin de défendre et faire respecter l’intérêt des Niçois, pour cela il faut avoir un certain courage et ne pas avoir un esprit de soumission mais n’est pas Garibaldi ou Médecin qui veut…

Julien LLINARES, Président du Parti Niçois-Partit Nissart

 

bulletin

Hommage aux femmes de Nice pour la journée internationale des droits des femmes.

journee de la femme

 

Les femmes ont toujours joué un rôle important dans la vie sociale, religieuse et politique du Pays de Nice. Des femmes vénérées tout d’abord comme Réparate, la sainte patronne de Nice ou encore la Madone dont l’image est omniprésente dans le Comté par l’abondance d’oratoires, de chapelles, de sanctuaires qui lui sont dédiés. N’oublions pas non plus que le nom même de Nice vient d’une déesse : Niké la déesse grecque de la victoire.

La plus célèbre niçoise ayant marqué les esprits à travers les siècles, est bien évidement, Catarina Segurana, qui en 1543 sur le rempart Sincaïre eut la main lourde avec l'envahisseur franco-turc qui le méritait bien.

On connaît moins Jeanne Verani qui en 1436 sonna le tocsin et souleva les Niçois, qui reprochaient justement au gouverneur savoisien Nicod de Menthon de violer leurs droits issus de la charte de Dédition de 1388.

Le 6 juin 1705 l’intendant français Gayot fit pendre la jeune Catarina Ribauda qui avait eu le courage d’apporter de la nourriture aux assiégés du Château, pendant une période de trêve.

Il y avait aussi les femmes ou parentes de Barbets durant l'occupation révolutionnaire puis impériale française de 1792 à 1814. Il y avait également les résistantes durant l'occupation, cette fois-ci allemande, comme Odette Rosenstock du « Réseau Marcel » qui cacha et sauva à Nice 527 enfants juifs de la déportation.

Aussi comment ne pas parler de droit des femmes sans citer la niçoise Simone Veil dont le combat a permis à la femme française de disposer librement de son corps comme elle le souhaite, ce combat est toujours d’actualité encore aujourd’hui aussi bien en France qu’ailleurs dans le monde.

Communiqué de Convergences Pour Nice

« Le Parti Niçois » et « Nacioun Nissarda », ont créé l’association « Convergences Pour Nice » afin de rassembler les Niçoises et les Niçois et de peser dans le débat des municipales. Malheureusement, face à la difficulté de respecter la parité, « Convergences Pour Nice » ne présentera pas de liste pour ces élections-là mais il y aura d’autres échéances à venir pour lesquelles nous comptons bien participer afin de permettre aux Niçoises et Niçois de faire entendre leurs voix, hors du schéma classique idéologique qu'impose le système des partis parisiens et dans un but de rassemblement des Niçoises et des Niçois dans le respect de leur sensibilité propre qui enrichira le débat

En attendant, nous dévoilerons, bientôt, notre analyse de la situation locale et nos orientations pour ce scrutin.

Posté par parti_nicois à 09:52 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

Municipales : Et revoilà Peyrat !

vardon peyrat

Nous apprenons dans le Nice-Matin de ce jour (27/02/2020), que Jacques Peyrat, figurera sur la liste du RN, à la 69e et dernière position, lui qui, il y a quelques mois, déclarait qu’il ne se représentera pas « ni dernier, ni tête de liste », retourne donc vers sa famille politique, qu’il quitta il y a 25 ans afin de maximiser ses chances d’être élu maire en 1995…

Ce n’est pas la première fois que J. Peyrat et P. Vardon s’associent. En 2011, lors des cantonales, celui qui était encore le chefaillon du groupuscule identitaire s’était allié avec le maire battu.

Cette alliance, entre le groupuscule identitaire de Vardon et « l’Entente Républicaine » de Peyrat qu’il  qualifiait comme un… « parti niçois » (?!) était justifié selon Vardon en 2011 par un rassemblement de ces deux « mouvements politiques « niçois » loin des équilibres et alchimie des partis politiques nationaux qui sont plus attentifs à ce qui se passe à Paris qu’ici ». Donc de l’aveu même de Vardon ; le parti qu’il représente aujourd’hui, étant un de ces « partis politiques nationaux», n’a donc rien à faire de Nice et des Niçois mais seulement plus « attentif à ce qui se passe à Paris » !

Nous avons donc aujourd’hui un Philippe Vardon, tout fier, comme déjà en 2011, d’avoir Jacques Peyart à ses côtés, trouvant d’ailleurs « injuste - et assez inélégant - que son successeur n’ait jamais daigné lui rendre le moindre hommage pour le travail accompli »

Et c’est bien la première fois que nous donnons raison à Philippe Vardon, rendons donc à César ce qui est à César : car c’est à Jacques Peyrat que l’on doit d’avoir initié la bétonisation de la plaine du Var. En effet comme le rappela l’ancien maire dans une interview en 2019 ; « l’OIN Plaine du Var : c’est moi qui l’ai lancée ! » (Nice-Matin 12/09/2019)

En 2011, lors de son alliance avec Vardon, Jacques Peyrat précisait même : « Je crois que le devenir de Nice se fera ici [la Plaine du Var], dans ce territoire où sont réunis les organes de contrôle administratif, la Plaine du Var où se réalisera l’Opération d’Intérêt National dont je revendique la paternité à l’époque du Gouvernement Raffarin […] Il sait très bien [Estrosi] le positionnement stratégique et vital de ce territoire pour le développement de Nice dans la perspective future d’une capitale régionale ». (Nice-Premium 13/01/2011). À absolument vouloir revendiquer la paternité de ses réalisations, Jacques Peyrat, de manière indirecte, rend parfaitement légitime  tout ce que Christian Estrosi est en train de faire dans la Plaine du Var…

Donc rendons à Peyart ce qui est à Peyrat. Merci ! Merci monsieur le maire d’avoir donné le top départ du bétonnage massif de la Plaine du Var que dénonce en cœur aujourd’hui, tous les opposants à C. Estrosi…y compris votre allié du moment, Philippe Vardon, qui au passage s’est découvert une conscience écologique et un intérêt soudain pour la plaine du Var depuis qu’il est candidat….

Communiqué du Parti Niçois - Partit Nissart, 27 février 2020