Parti Niçois/Partit Nissart - site officiel

Centenaire de l'Armistice

Ernest Hemingway qui participa à la Première guerre mondiale, en tant que volontaire américain, engagé comme ambulancier dans l’armée italienne disait :
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« Je n’ai jamais aimé les mots de "gloire" ou de "sacrifice", les sacrifices ici ressemblaient aux abattoirs de Chicago avec cette différence que la viande servait à être enterrée. Il y avait beaucoup de mots qu’on ne pouvait plus tolérer comme "gloire", "honneur", "courage" devenus indécents ».
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Depuis plusieurs jours déjà, mais encore plus aujourd’hui 11 novembre 2018, nous entendons des mots complètement galvaudés, « indécents » comme le dirait Hemingway, il y en a d’autres que je rajouterai comme « ils sont morts pour notre liberté ».
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La réalité, c'est qu'ils ne sont pas morts pour la liberté ! Les enjeux de la Première Guerre mondiale n’étaient pas les enjeux la seconde. Les enjeux de « 14/18 » n’étaient pas une lutte manichéenne du bien contre le mal, d’une guerre de la démocratie contre le totalitarisme, de la civilisation contre l'obscurantisme...
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14/18 ce n’était pas les gentils gaulois d’un côté et les méchants germains de l’autre. C’était seulement de pauvres bougres arrachés à leurs usines et à leurs champs, envoyés se battre avec d’autres pauvres bougres qu’ils ne connaissaient pas, eux aussi arrachés à leurs usines et à leurs champs. En réalité ils ne sont pas morts pour des grands principes, ils sont morts pour satisfaire les appétits impérialistes d’une poignée de politiciens et remplir au passage les poches des industriels vendeurs d’armes !
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Les mots « honneur », « gloire », « sacrifice », « courage », « mort pour la liberté/la patrie » ne sont là en réalité seulement pour masquer l’inutilité de tous ces morts, car on ne peut pas admettre que 18,6 millions de personnes ont perdu la vie pour rien…et malheureusement c’est le cas; tous ces gens sont morts en réalité pour rien à plus d’un titre :
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La Première Guerre mondiale devait être la « Der des Ders », la dernière des dernières guerres, dont le degré de violence et de carnage encore jamais vu, aurait dû inciter les hommes à ne plus jamais se faire de guerre, 14/18 devait être « la guerre qui tue la guerre »….pourtant on connaît la suite: les 18,6 millions de morts n'incitèrent pas à « tuer la guerre », au contraire, il y a eu pire encore, 21 ans plus tard à peine et faisant cette fois-ci plus de 60 millions de morts et impactant directement cette fois-ci Nice.
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Une guerre ne tue pas une guerre, elle ne tue que des êtres humains.
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Et en regardant aujourd'hui, avec le recul, à travers le prisme niçois, nous pouvons dire sans détour que les Niçois de l’époque sont allés se faire tuer pour rien quand on voit comment est traité notre Pays Niçois depuis...
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« La Patrie reconnaissante », c’est la formule consacrée aujourd'hui. Si elle est « reconnaissante » sur le marbre des monuments aux morts, dans la vie de tous jours en revanche, cette patrie fait preuve d'une intolérable ingratitude :
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Comment « la Patrie reconnaissante » (« Patrie » qui l’était seulement depuis 54 ans en 1914 et dans les conditions contestables que l'on connait) remerciera-t-elle les Nissart de 14/18 d'être allés se faire tuer loin de chez eux ? En privant leurs descendants de leurs droits, de leur langue, de leur histoire et de leurs terres.
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« la Patrie reconnaissante » continue aujourd'hui de supprimer, au profit de Marseille, des institutions et des infrastructures du Comté. « la Patrie reconnaissante » avec la complicité des élus locaux, bétonnent ce coin de paradis que nos aïeux quittèrent pour n’en revenir qu’entre quatre planches !
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En remerciement, des habitants de nos montagnes qui sont allés se faire tuer loin de leurs villages en 14/18, « la Patrie reconnaissante » tue aujourd’hui les communes rurales; tue les vallées en supprimant école, service public de proximité, s’acharne sur les petites lignes de chemin de fer, s’acharne à dépouiller les descendants de ceux de 14/18 du pouvoir de décision et des moyens financiers des petites communes au profit des grandes métropoles !
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La meilleure façon de leur rendre hommage de nos jours, histoire qu’ils ne soient pas morts pour rien, ce n’est pas juste de se contenter de se mettre bêtement au garde à vous devant les monuments aux morts une fois l’an :
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C’est à plus grande échelle revenir aux fondamentaux de l’idéal européen, nés de deux guerres meurtrières, dont les technocrates et les politiciens d'aujourd'hui se sont largement éloignés. Et à notre échelle niçoise, se battre au quotidien pour permettre aux Niçois d'aujourd'hui de continuer de jouir de ce que leurs ancêtres ont construit, de permettre aux villages, que nos aïeux ont quittés pour ne jamais les revoir, de ne pas mourir eux aussi ! Le meilleur hommage qu’on puisse leur faire c’est de permettre à leurs descendants, toujours attachés à ces vallées de pouvoir continuer de vivre et travailler au pays et faire vivre nos villages et notre Comté !
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Julien LLINARES, président du Parti Niçois
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"Pose de la première pierre d'Ikea : un maire heureux"

 

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Communiqué du Parti Niçois - 26 octobre 2018

Pose de la première pierre d’Ikea à Nice : un maire visiblement « heureux » de laisser son empreinte…

Un maire heureux d’accueillir en grande pompe une entreprise faisant de l’évasion fiscale tandis que lui-même par ses augmentations (notamment la taxe foncière) accable les Niçois et les habitants de la métropole…

Un maire heureux de tuer le centre-ville, tuer le petit commerce, d’asphyxier un peu plus la ville avec un peu plus de trafic routier, raisons pour lesquelles d’autres communes du département refusèrent l’implantation d’Ikea chez elles …

Un maire heureux de saccager un peu plus chaque jour ce qui reste de terres cultivables, alors que de plus en plus de citoyens sont en quête de produits locaux dans leurs assiettes et à la traçabilité assurée …

Un maire heureux, d’imperméabiliser un peu plus les sols avec toujours plus de béton mettant en péril à la fois les nappes phréatiques tout en accentuant les risques d’inondation, à l’heure même où les catastrophes climatiques nous incitent à plus de prudence, de réflexion et de revoir notre modèle de société…

Un maire heureux de l’implantation d’une grande enseigne mais complètement indifférent (comme les autres politiciens tous bords confondus) à la disparition des institutions, des infrastructures et des services publics du Pays Niçois ; car à l’heure où Christian Estrosi est heureux, Nice voit son centre de tri postal délocalisé à Toulon et lorsque cet Ikea qui le rend si heureux sera achevé, ça sera autour de notre académie de disparaître, absorbée par celle d’Aix-Marseille….

Un maire, heureux et satisfait de sa vision à court terme, car comme tous les politiciens il ne voit pas plus loin que sa carrière sans toujours penser aux conséquences que ses actes auront sur les générations avenir.

Mais pendant que certains sont « heureux » ; des femmes et des hommes continuent de se battre sur le front de l’environnement, de la culture, des droits, de notre cadre et mode de vie afin de préserver et sauver ce qui peut encore l’être, reconquérir pour demain ce qui a était perdu hier. Des femmes et des hommes réfléchissant sur le long terme, pensant avant tout à la Nice qu’ils veulent laisser aux générations futures…

Inondations, il est temps de changer ! - communiqué du Parti Niçois - 16/10/2018

logo pn nouveau 1Combien faudra-t-il encore de drame comme dans l’Aude ou le Var pour que les pouvoirs publics réalisent enfin qu’il est temps de changer ?

A chaque catastrophe de ce type, comme à Cannes il y a trois ans, on pointe du doigt le bétonnage, l’artificialisation des sols dans des zones inondables, on met un petit peu la responsabilité des pouvoirs publics en cause, etc. …et pourtant qu’est-ce qui change ? Rien ! On en parle aujourd’hui comme à chaque catastrophe et demain on oubliera et on recommencera !

A défaut de changer de modèle à l’échelle mondiale pour limiter les effets du changement climatique, il faut, du moins, s’y préparer et s’adapter ; hors à l’échelle nationale et régionale les pouvoirs publics continuent de diriger dans le déni : « tout va bien madame la marquise », continuons à délivrer des permis de construire dans des zones à risques, continuons le bétonnage et l’artificialisation des sols (l’équivalent d’un département français est bétonné tous les sept ans) car là aussi on refuse de remettre en cause le modèle existant qui nous conduit droit dans le mur…

Nice n’est évidemment pas épargné par ces catastrophes, nous en avons connu et avec l’artificialisation des sols, comme dans la plaine du Var par exemple, nous en connaîtrons d'autres et plus violentes encore :

Plaine du Var où pour les besoins de "l’éco-vallée" (qui n’a d’écologique que le nom) un ancien préfet en 2009, se prenant pour Moïse, proclama que le Var n'était "plus une zone inondable" (!) afin de permettre aux élus locaux de délivrer des permis de bétonner pour les promoteurs !

Et le jour où une catastrophe se produira chez nous, tous ces gens ne seront peut-être pas inquiété où se défendront en disant « je ne savais pas ».

Il est temps que les pouvoirs publics, prennent véritablement conscience des risques à venir en remettant en cause l’urbanisme abusif et repenser l’aménagement du territoire.

Il est temps de préparer et éduquer les habitants à une vraie culture du risque pour adopter les bons gestes en cas de catastrophe (comme au Japon par exemple, où, dès l’enfance les habitants sont préparés à réagir en cas de séisme)

Et il serait temps, afin de responsabiliser les élus, de poursuivre et condamner systématiquement et plus sévèrement les représentants de l’Etat et les élus locaux (même s’ils ne sont plus en poste) ayant favorisés et accordés des permis de construire dans des zones qu’ils savaient pourtant à risque !

 

 

 

 

Pétition contre la fusion des académies de Nice et d'Aix-Marseille

Nous partageons ici le communiqué et la pétition de la Fédération des Associations du Comté de Nice concernant la fusion des académies de Nice et de Aix-Marseille :

"Monsieur le Ministre de l’Education Nationale a déclaré le 16 juillet 2018, lors d’une interview accordée à l’AEF, souhaiter « suivre pour l’essentiel les préconisations du rapport Weil pour avoir un nombre d’académies correspondant au nombre de régions ». 

Ce choix, confirmé dernièrement par le Ministre de l'Education, conduirait à la disparition de l’académie de Nice, absorbée par Aix-Marseille. La Fédération des Associations du Comté de Nice, rassemblant 62 associations culturelles, s’élève contre une mesure autoritaire, centraliste et injuste qui néglige les attentes des usagers du service public d’éducation et menace gravement les intérêts ainsi que le rayonnement de Nice et de son territoire. La Fédération des Associations du Comté de Nice demande solennellement à Monsieur le Ministre de renoncer au sabordage de l’académie de Nice, fût-il partiel, complet, rapide ou progressif. 

Rejoignez notre indignation et notre mécontentement en signant cette pétition afin de montrer notre détermination et essayer d’infléchir le cours de cette disparition programmée faisant fi des besoins et réalités d’un territoire et merci pour votre implication."

 

 


LA PETITION