Parti Niçois/Partit Nissart - site officiel

Communiqué Parti Niçois 25 octobre 2020

photo communiqué pn

Il y a un peu plus d'une semaine, Samuel Paty, professeur d’Histoire-Géographie, été décapité en pleine rue pour avoir montré une des caricatures de Charlie Hebdo à des collégiens lors d’un cours sur la liberté d’expression. Nous avons une pensé pour la famille, amis, collègues, élèves de Samuel Paty, qui n’est pas mort « pour la liberté d’expression » mais à cause de la lâcheté de l’Etat, du « pas de vague » de l’Education Nationale.
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Il aura fallu attendre l’assassinat de ce professeur pour que l’Etat ose enfin nommer l’islamisme…au bout de combien d’attentats? De rapports officiels ignorés, pour nommer les choses ?
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Les réponses sécuritaires et même migratoires, ne suffiront malheureusement pas pour contrer une idéologie, qui, après des années de complaisance et d’impunité s’est durablement installée dans la société française, jusque dans l’esprit de certains jeunes, endoctrinés depuis l’enfance. Une idéologie s’invitant, désormais, dans n’importe quel foyer via les réseaux sociaux, facilitée par le peu d’engagement des GAFA à agir.
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Pour l’instant l’État est surtout motivé à faire la guerre à notre vie sociale, nos libertés fondamentales et aux professionnels, par les confinements et autres couvre-feux, pour masquer son incompétence dans la gestion du Covid. L’État étant seul responsable de la sécurité ; doit passer des paroles aux actes, avant que des citoyens en colère, fatigués des bougies et des « je suis… », décident d’agir par eux-mêmes.
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La France doit questionner ses relations avec les pays soutenant l’internationale islamiste ; comme l’Arabie Saoudite et le Qatar, finançant l'expansion mondiale du salafisme. Mais le courage de couper les ponts ou ne serait-ce seulement dénoncer, la France ne l’aura jamais tant qu’elle vendra des armes et dépendra du pétrole saoudien et des fonds d’investissements qataris.
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Contrairement aux beaux discours, ce n’est pas une guerre « contre la République » qui est menée. Cette doctrine se moque bien de savoir si la France est une république ou une monarchie ; cela va plus loin que la liberté d’expression ou le principe de laïcité et ne concerne pas uniquement la France. C’est une idéologie obscurantiste, rejetant tout ce qui est « occidental » à ses yeux : une idéologie détestant les femmes, haïssant l’art, maudissant la musique, abhorrant la culture, vomissant la raison, exécrant la science, refusant notre mode de vie, rejetant nos règles. Cette doctrine ne cherche pas à se « séparer » mais bien à conquérir, avec comme finalité l’anéantissement de la civilisation européenne.
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Voilà à quelle menace nous devons faire face et à laquelle nous sommes désavantagés, tant la République n’a eu de cesse de perde du temps et se tirer des balles aux deux pieds. Notamment à cause d’une certaine gauche, trahissant ses principes, qui au nom d’un « universalisme » qui ne l’est pas, d’un « vivre ensemble » à sens unique et d’une repentance à géométrie variable (se repentant pour la colonisation mais ne reconnaissant toujours pas le génocide vendéen ou l’annexion de Nice par exemple). Une certaine gauche se faisant le relai de cette escroquerie morale qu'est « l’islamophobie » et autres postures victimaires pour qui, tout est toujours de la faute des autres, sans se remettre en question, muselant ainsi toute réflexion et critique à leur égard.
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Les Niçois, quant à eux, doivent s’unir et rejeter sereinement les pièges tendus par ces culpabilisateurs, car contrairement à d’autres, le peuple Niçois peut se regarder sans honte dans le miroir de l’Histoire.
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Soyons imperméables à ceux qui accuseront les Niçois d’être ce qu’ils ne sont pas. Qu’on accuse les Niçois de racisme : nous n’avons pas le sang de l’esclavage ou de la colonisation sur les mains.
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Qu’on accuse les Niçois de xénophobie : Juifs, Protestants, Arméniens, Russes, Italiens, Pieds-noirs et tant d’autres fuyants les persécutions, trouvant refuge à Nice et s’y intégrant, peuvent témoigner du contraire !
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Que les paranoïaques de l’extrême-droite s’excitent donc, quand les Niçois osent aborder certaines thématiques trop longtemps abandonnées à l’extrême-droite.
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Que les escrocs de la victimisation, accusent les Niçois de ce qu’ils veulent, à Nice les seules victimes sont celles du 14 juillet 2016…
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Les Niçois jadis refusèrent de voir leur ville bruler dans les flammes de l’Inquisition, nous refusons de la voir aujourd’hui se couvrir du voile de la charia !
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Nous ne cherchons rien d’autre qu’à vivre chez nous comme nous le voulons. Nous avons toujours su ouvrir nos bras à celui qui n’avait plus rien, partager notre art de vivre, notre culture. En revanche, celui qui n’accepte pas nos règles, pire, qui cherchera à nous imposer quoique soit; peu importe qu’il vienne de l’autre côté de la mer ou de l’autre côté du Var, ce n’est pas nos bras qui seront ouverts… mais la porte vers la sortie !
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Tempête Alex dans le Pays Niçois - Communiqué du 3 octobre 2020

intemperie breil

 

Nos pensées vont aux habitants des vallées de l’arrière-pays et plus particulièrement celles de la Roya, de la Vésubie et de la Tinée durement sinistrées et coupées du monde par des intempéries d’une rare violence ayant frappé le Comté de Nice hier vendredi 2 octobre 2020.
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Nos pensées vont tout d'abord aux familles des personnes disparues (dont deux pompiers en mission) et à toutes celles et tous ceux ayant perdu leurs biens, emportés ou endommagés par la furie des flots.
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Nous avons également une pensé pour nos amis Piémontais et nos voisins Ligures eux aussi touchés par la tempête Alex.
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Nous appelons à la solidarité de tous, dans la mesure du possible, pour apporter une aide aux sinistrés de nos vallées en rejoignant des groupes d’entraide :
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Statue de Napoléon à Nice : C'EST NON !

ctatue napoleon Nous avons prit connaissance d’un communiqué de presse de la ville de Nice daté du 19 septembre, qui a de quoi faire bondir.

Le maire de Rouen souhaite démonter une statue équestre de Napoléon Ier dans sa ville pour la remplacer par une figure féminine, ce qui créer une polémique à Rouen. Aussitôt l’information parvenue aux oreilles de Christain Estrosi (certainement parvenue en premier aux oreilles de Gaël Nofri, le bonapartiste de service de la mairie) ce dernier a immédiatement réagi en proposant de récupérer cette statue et l’installer à Nice !

Christian Estrosi, le républicain, est interpellé du sort d’une statue se trouvant à l’autre bout de la France, représentant un homme ayant renversé une république mais il est beaucoup moins interpelé de ce qui se passe dans sa propre ville.

Le maire de Nice s’inquiète plus pour la statue d’un individu ayant rétabli l’esclavage, que du sort de la vie culturelle et associative niçoise menacée depuis la crise du Covid.

Le premier magistrat de la ville se presse de vouloir sauver une statue à Rouen, d’un homme qui occupa, martyrisa le comté de Nice et effaça notre emblème mais ne se presse pas, pour inaugurer la rue des Barbets voté au conseil municipal…depuis 2016 !

Une statue rouennaise, qui va traverser toute la France et installer aux frais du contribuable niçois ?

Comme si cela ne suffisait pas d’avoir à Nice un pont et boulevard Napoleon III, une rue Bonaparte et un quai Napoléon Ier en débaptisant le quai Cassini…il faudrait en plus se coltiner une statue dont un autre maire veut se débarrasser ? Nice va-t-elle devenir la décharge de tout ce que les autres maires ne veulent plus ?

 

communiqué ville de nice

 

 

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Statue de Masséna, réaction du Parti Niçois - 20/06/2020

massena portrait

Nous apprenons dans Nice-Matin, qu’un collectif « nostalgiques du royaume des Deux-Siciles », surfant sur les répercussions de l’affaire George Floyd et la mode des déboulonnages de statues, a écrit au maire de Nice, pour demander de déboulonner la statue de Masséna (ou à minima la pause d’une plaque explicative) en raison des crimes et pillages que Masséna et son arme perpétra lors de l’invasion du Royaume de Naples.

Le maire sortant, à bien étendu réagit médiatiquement à cette demande. Nous somme en revanche surpris que ce soit le maire lui-même qui le fasse (le fait que nous soyons en pleine campagne électorale y est peut-être pour quelque chose), car d’habitude il laisse son bonapartiste de service, Gaël Nofri, montrer les dents dès que quelqu’un égratigne le mythe napoléonien et chose étonnante, Mr. Nofri n’a nullement commenté ce courrier.

Christian Estrosi déclarant, selon Nice-Matin : « on ne touche pas à l’Histoire de Nice, elle ne s’efface pas, elle se respecte et se construit ».

Pour une fois nous sommes d’accord avec le maire sortant : « On ne touche pas à l’Histoire de Nice »… ni la retoucher à sa guise non plus, comme cela se fait depuis 1860, afin de la rendre compatible avec le « roman national ».

L’Histoire de Nice « ne s’efface pas et se respecte » … alors n’oublions pas et honorons comme il convient des générations de femmes et des hommes, qui, au fil des siècles ont construit Nice à la sueur de leur front et sacrifiant leur vie pour la défendre y comprit contre les « héros » du « roman national » comme François Ier, Louis XIV ou Napoléon…

Pour en revenir à Masséna ; si nous ne demandons pas le déboulonnage de sa statue, nous souhaitons en revanche rappeler avec insistance les crimes de « l’enfant du pays » sur sa terre natale (que l'article de Nice-Matin n’évoque évidement pas), faisant aussi partie de l’Histoire que cela plaise ou non aux jacobins. Rappeler et insister sur ses méfaits, loin de l’image d’Epinal de l’Histoire officielle, que chacun puisse faire son opinion sur le personnage en connaissance de cause et comprendre pourquoi, encore aujourd’hui, du point de vue nissart, Masséna est toujours mal vu :

II est bon de rappeler que « l’enfant du pays », choisi le camp de la Révolution, peut-être plus par opportunité et cupidité que par conviction (son avidité était telle que Napoléon lui-même du réagir et chercha à calmer son appétit en le couvrant d’or et de titres) et commit des exactions et des pillages sur son sol natal.

Dans son « Histoire de Chateauneuf-Villevieille - Etude sur le Comté de Nice » Jean-Baptiste Martel écrit « le général Masséna, chargé d’occuper la vallée de Lantosque, ne fut pas tendre à l’égard des populations : il n’épargna à ses concitoyens ni les réquisitions de vivres, ni les sommations républicaines. Lantosque, la Bollène, Roquebilière, Belvédère et en premier lieu Levens berceau de sa famille, furent saccagé par ses volontaires. La contrée fut entièrement ruinée et les troupeaux emportés ». Masséna ira jusqu’à couper et brûler les oliviers du Figaret afin de totalement ruiner la vallée. « L’enfant du pays » fusilla nombre de Barbets et était prêt à brûler des villages abritant les résistants niçois comme Saint-Blaise qu’il qualifiait de « repaire de Barbets » ou Levens le village de sa famille. Dans ses correspondances militaires lorsqu’il évoque les combats qu’il menait en Pays Niçois, Masséna qualifiait souvent « d’esclaves » aussi bien ses propres compatriotes niçois défendant leur terre que l’armée régulière sarde…

Symbole ultime de sa traîtrise et de son mépris pour Nice; lorsque l’Empire s’effondra, et que Nice retourna au Royaume de Piémont-Sardaigne ; Masséna, qui était encore légalement sarde, chercha à se faire naturaliser français (rappelons qu’à sa naissance, Nice n’était pas française) allant jusqu’à renier ses origines niçoises et sa ville natale. Son historiographe, Pierre Sabor indique « Quant à Masséna déjà demi-français par sa mère, son pays natal, qu’il avait si peu connu, le laissait indifférent ; il préférait sa patrie d’adoption et avait quitté Nice sans esprit de retour. Plus tard, quand il sollicita de Louis XVIII des lettres de naturalisation il écrivait : « Sire, je suis né à Nice, mais d’une mère française, je suis venu en France à l’âge de trois ans [en réalité à treize ans]. J’ai navigué sur des bâtiments français pendant 2 ans et suis entré au service de terre des armées françaises en 1775. Depuis cette époque j’ai parcouru tous les grades dans la carrière militaire et pour me lier davantage à ma patrie adoptive, j’ai épousé une française en 1784 [en réalité, en 1789]. Enfin, mes trois enfants sont nés en France… »

Quant à sa statue, évidement ce n’est pas un choix des Niçois. Nous le devons à Napoléon III et à son serviteur local François Malaussena, cherchant à créer des « héros » et symboles favorables à la France après l'annexion de Nice, pouvant être honoré par le nouvel ordre établi en 1860 et pour tenter de faire contrepoids, au même moment, à la popularité de Garibaldi.

Ce « culte » de Masséna n’a jamais vraiment pris dans l’inconscient collectif, sauf pour quelques-uns. Au mieux les Niçois étaient indifférents, au pire sa statue servit aux passants pour se soulager jusqu’à devenir un cloaque pestilentiel, au point que les Niçois entre eux appelaient sa statue et je jardin le bordant « lou commun de Massena » [les chiottes de Masséna], ce qui symboliquement, est un châtiment plus terrible encore pour une statue que d’être déboulonnée…