journee de la femme

 

Les femmes ont toujours joué un rôle important dans la vie sociale, religieuse et politique du Pays de Nice. Des femmes vénérées tout d’abord comme Réparate, la sainte patronne de Nice ou encore la Madone dont l’image est omniprésente dans le Comté par l’abondance d’oratoires, de chapelles, de sanctuaires qui lui sont dédiés. N’oublions pas non plus que le nom même de Nice vient d’une déesse : Niké la déesse grecque de la victoire.

La plus célèbre niçoise ayant marqué les esprits à travers les siècles, est bien évidement, Catarina Segurana, qui en 1543 sur le rempart Sincaïre eut la main lourde avec l'envahisseur franco-turc qui le méritait bien.

On connaît moins Jeanne Verani qui en 1436 sonna le tocsin et souleva les Niçois, qui reprochaient justement au gouverneur savoisien Nicod de Menthon de violer leurs droits issus de la charte de Dédition de 1388.

Le 6 juin 1705 l’intendant français Gayot fit pendre la jeune Catarina Ribauda qui avait eu le courage d’apporter de la nourriture aux assiégés du Château, pendant une période de trêve.

Il y avait aussi les femmes ou parentes de Barbets durant l'occupation révolutionnaire puis impériale française de 1792 à 1814. Il y avait également les résistantes durant l'occupation, cette fois-ci allemande, comme Odette Rosenstock du « Réseau Marcel » qui cacha et sauva à Nice 527 enfants juifs de la déportation.

Aussi comment ne pas parler de droit des femmes sans citer la niçoise Simone Veil qui nous a quitté l’année dernière et dont le combat a permis à la femme française de disposer librement de son corps comme elle le souhaite, ce combat est toujours d’actualité encore aujourd’hui aussi bien en France qu’ailleurs dans le monde.