160 ans de l’annexion ; fêter une forfaiture malgré la crise et la période électorale.

1860 nicoise bailloné

Dimanche 14 juin, la ville de Nice fêtera le 160e anniversaire de l’annexion frauduleuse (que la mairie appel sobrement « l’union ») de Nice par la France.

Alors que nous pensions échapper à cette célébration car toujours en période de pandémie, que nous ne pouvons toujours pas nous rendre dans des théâtres, des salles de cinéma, tous les grands événements de l’été à Nice annulés… Et bien non ! Nous aurons droit à ça quand même !

Il semble pour Christian Estrosi qu’il était impensable de rater ça et qu’il était urgent malgré la crise de célébrer une forfaiture ! Forfaiture dont il est encore l’un des rares à croire à la fable du « roman national », qui voudrait que le peuple niçois en 1860 se soit volontairement et librement « offert » à la France…

Il était inenvisageable pour Christian Estrosi de rater la célébration d’un mensonge historique et la soumission de Nice à Paris dont le système pyramidal et hyper-centralisé, a montré, durant la crise sanitaire, à quel point il était à bout de souffle ! Un système jacobin déjà archaïque dans le « monde d’avant » qui n’a plus sa place dans « le monde d’après ».

Une célébration d’autant plus scandaleuse, car qui dit « évènement organisée par la ville », dit « organisé aux frais du contribuable », alors que beaucoup de Niçoises et de Niçois sont encore au chômage forcé par la pandémie, beaucoup de Niçoises et de Niçois inquiets ; l’avenir restant incertain car la crise économique (et social) consécutif au nouveau coronavirus, s’annonce déjà comme l’une des pires de l’Histoire…

Utilisation de l’argent des Niçois d’autant plus scandaleuse que nous sommes toujours en période électorale, à deux semaines du deuxième tour des élections municipales, une situation anormale qui ne semble émouvoir aucun des autres candidats aux municipales…

En effet, ses concurrents encore en lice pour le second tour (et même ceux du premier) sont étrangement silencieux, eux qui d’habitude ne ratent pas une occasion de réagir et critiquer les moindres faits et gestes de Christian Estrosi…notamment le candidat du Rassemblement National se déclarant être le premier et seul opposant du maire sortant (mais réalisant le pire résultat de l’histoire local de son parti depuis le début des années 2000) qui pourtant il y a 10 ans tout juste, organisa une manifestation avec son groupuscule pseudo-régionaliste pour « dénoncer » l’annexion de Nice (manifestation qui selon les critères de son propre parti, serai vue comme une « manifestation communautariste »).

Les concurrents d’Estrosi, représentant tous des partis parisiens, sont-ils si soumis au système jacobin ? Qu’ils préfèrent se taire et louper une occasion de descendre en flèche leur adversaire… plutôt que de passer, aux yeux de leurs partis, pour des « anti-patriotes » ou des « anti-français » en critiquant le maire sortant et la tenue de cette commémoration en période électorale ?

1860 invitation

"pénurie sur la farine", l'exemple de la dangerosité des fake news en ces temps de crise

Depuis quelques jours je vois passer, même chez certains de mes contacts Facebook, une « info » « alarmiste » venant de tweets disant que « la France brade à prix cassé son blé » en pleine pandémie de Covid alors que « les stocks sont bas » ce qui expliquerait pour certains pourquoi nous ne trouvons plus de farine dans les rayons de supermarché et appelant à stocker pâtes et farines car on risque la pénurie…

Après quelques recherches, notamment sur des sites spécialisés, il s’avère que cette info est bien une fake new. Pour résumer les différentes infos glanées çà et là : il n’y a pas de pénurie de blé tendre :

La France, premier producteur de blé en Europe (deuxième si on inclut L'Ukraine et la Russie dans une « Europe large » - ces deux pays qui sont par ailleurs les premiers exportateurs mondiaux de blé) produit le double de blé de ce qu’elle consomme (l’excédent est donc exporté).

usine nouvelle

L’apparente « pénurie dans les rayons » vient du comportement des particuliers s’étant jeté sur la farine comme sur les pâtes, le riz et autres pour faire des stocks (hausse de 270% de la vente de farine aux particuliers depuis le début du confinement) et du manque de capacité à conditionner la farine à ce « format » pour particuliers et de répondre à cette nouvelle demande car l’essentiel du conditionnement de la farine est destiné aux professionnels : boulangers, industriels (qui eux ne reçoivent pas la farine par petits sachets de 1 kg mais en sacs de plusieurs dizaines de kilos ou citernes de plusieurs tonnes). Il faut savoir que la vente de blé aux particuliers dans les grandes surfaces ne représente que 2 à 5% du tonnage des blés vendus en France.

Si on ne trouve plus de farine dans les grandes surfaces ce n’est pas tant à cause du manque de blé, que du manque de conditionnement. Ce qui est logique quand on a une machinerie formatée au conditionnement à échelle industrielle, on ne va pas se mettre à recalibrer toute les machines pour répondre à une demande temporaire des particuliers paniqués qui sont les vrais responsables de cette « pénurie » dans les grandes surfaces, en ayant fait des réserves pour les 10 prochaines années…

De même le blé n’est pas « bradé » non plus. Fin avril 2020 (au moment où a commencé à circuler cette rumeur) le blé se vendait aux alentours de 200€ la tonne (l’année dernière à la même période c’était aux alentours de 180 €). 180-200€ la tonne c’est d’ailleurs, selon les sites spécialisés, la « volatilité normale » du cours du blé, ce n’est ni bradé ni flambé. Juste pour info, pour ce début d’année le cours du blé a été à son plus bas niveau (175€ la tonne) le 16 mars, jour de l’allocution de Macron instaurant le confinement en France. Actuellement (au 2 mai) le blé tendre se vend à 195€ la tonne.

graphique cours ble

Si j'ai fait toutes ces recherches pour faire ce message ce n’est pas parce que je m’ennuie durant le confinement ; c’est parce que je vois la dangerosité de ce genre de fake news avec de plus en plus de messages de gens paniqués (y compris de la part de certains de mes contacts Facebook) relayant sans vérifier et appelant à STOCKER EN MASSE (occasionnant ainsi la pénurie)

La psychose est plus contagieuse qu’un virus.

Et à l’instar du Coronavirus, il y a aussi des gestes barrières à adopter contre la connerie virale : comme éviter de partager tout et n’importe quoi surtout si ce n’est pas sourcé et vérifiable. Après-tout si vous vous méfiez des médias « officiels », à plus forte raison méfiez vous encore plus d'un post facebook ou d'un tweet sortant de nulle part ou provenant d’un obscur et douteux média « alternatif ».

Julien LLINARES, président du Parti Niçois

==== Sources ====

"Pourquoi les rayons de farine restent vides ? Par parce que la France brade son blé à l'export" (Usine Nouvelle - 29/04/2020)
https://www.usinenouvelle.com/article/pourquoi-les-rayons-de-farine-restent-vides-pas-parce-que-la-france-brade-son-ble-a-l-export.N958671?fbclid=IwAR0LFOeYh5tiR2WU1RvF3JXMdNQzfOcc3IY-3y3-6sjYv3-XOXzwwSxTlh0

Marché à terme du blé tendre (Terre-net)
https://www.terre-net.fr/marche-agricole/ble-tendre/terme

Vrai ou Fake : la France est-elle en train de brader son blé à l'étranger ? (France Info - 30/04/2020)
https://www.francetvinfo.fr/sante/maladie/coronavirus/vrai-ou-fake-la-france-est-elle-en-train-de-brader-son-ble-a-l-etranger_3942423.html?fbclid=IwAR1uK0_liP4n8y2QZOsXjVJqeaU6c-h51SVk1gBOOb50y2_NbIHJWOGOSF8

Elections municipales à Nice : analyse avant le 1er tour de Julien Llinares

Le Parti Niçois ne présentera pas de liste pour les Municipales à Nice. A défaut d’être présent dans les urnes, je donnerai mon analyse des candidats sur la question de l’identité niçoise après avoir étudié les professions de foi envoyées aux électeurs ainsi qu'aux programmes disponibles sur le site internet de chaque candidat; alors en matière d'identité niçoise et d'intérêt du Pays Niçois qui fait quoi ?

vardon skin fn

Philippe Vardon : vous savez ce que je pense de cet individu. Nous avons assez dénoncé avec feu Alain Roullier-Laurens et le Parti Niçois, la supercherie identitaire diabolisant notre identité dans le seul but de s’en servir comme marche pied pour pouvoir rejoindre le RN (ex-FN). Parti ultra-jacobin farouchement hostile aux langues et identités régionales, ainsi qu’à toute forme de régionalisme ou de fédéralisme, vu comme du « communautarisme » ; mettant ainsi dans le même sac islamisme et défenseurs des identités locales. Une ligne politique décrédibilisant les propositions du candidat. Le RN (ex-FN) dont la présidente, en recrutant Vardon avec le passé qu’on lui connait démontre surtout que sa « politique de dé-diabolisation » n’est que du vent …

kandel estrosi

Benoît Kandel : Pur produit du « sytème Estrosi » qu’il « dénonce » aujourd’hui et dont il a largement bénéficié des avantages en tant que premier-adjoint du un quasi mandat. Le programme se résumant à la création d'un « musée de la Côte d'Azur », terme touristique dont les nissart ne se reconnaissent pas. Le fait qu’il soit maintenant investit par DLF, le parti de Dupont-Aignan, résolument anti langue régionale (comme sa grande sœur idéologique Marine Le Pen) démontre  que sa « Nice pour tous » exclue les véritables défenseurs de l’identité niçoise. Il semble surtout être prêt à tout pour s’accrocher à son fauteuil de conseiller municipal ; je ne serai donc pas surpris, selon le résultat du 1er tour, de le voir s’allier… avec Vardon …

Quant à l’UPR, du très jacobin et fantasque Asselineau (hostile aux langues régionales car il y voit une sorte de « complot » afin de dissoudre la France), de l’aveu même de sa candidate locale, veut transformer les élections municipales en scrutin national contre Macron. Preuve que l’UPR voit Nice comme une ville lambda, qui ne mérite pas qu’on s’attarde sur ses problèmes propres à son territoire.

« Viva ! », liste rassemblant l’extrême-gauche (à l’exception de Lutte Ouvrière ayant fait bande à part), qui non seulement en plus de récupérer l’image de Garibaldi (comme les identitaires avec Ségurane) en amalgamant sa chemise rouge à la couleur politique de l'extrême-gauche, cautionne la théorie ubuesque des occitanistes et de « Nice occtiane » au sein d’une « grande Occitanie » imaginaire, en proposant « une grande fête occitane à Nice ». La liste menée par le parti de J-L Mélenchon qui est particulièrement hostile à la charte européenne des langues régionales (comme ses alter-ego d’extrême-droite) estimant qu’elle « nuit à l'unité et à l'indivisibilité de la République » et avait comparé les écoles Diwan (enseignant le breton) à une « secte ».

Patrick Allemand, où l’identité niçoise est quasi absente de son programme.

Jean-Marc Governatori avec une liste d’union des écologistes. Si je trouve son programme en matière de défense de l’environnement plutôt bon (je salue d’ailleurs la présence dans cette liste de personnes qui ont étaient en première ligne dans la lutte contre le bétonnage de la plaine du Var) je regrette de ne voir dans sa profession de foi, aucune référence à l’identité niçoise…

estrosi

Enfin, le maire sortant Christian Estrosi ; son bilan pas besoin d’en parler tout le monde le connait et peut le juger. Cependant une remarque ; Christian Estrosi a su, pour une fois, trouver quelqu’un à la hauteur pour s’occuper du patrimoine et de l’identité niçoise, en la personne de Jean-Luc Gag, qui je dois le reconnaître a fait le job dans son domaine (avec les limites d’un élu local et les contraintes que imposées par l’Etat)

Ceci peut expliquer peut-être que le programme d’Estrosi en matière de patrimoine peut être intéressant : comme par exemple la création d’un service municipale spécialement dédié aux traditions et à l’identité niçoise (on se demande bien pourquoi Estrosi ne l’a pas fait dès son premier mandat) le retour de la Castellada au Château ou encore la création d’une « carte citoyenneté niçoise » qui attire ma curiosité (qui n’est pas sans rappeler « la carte d’identité niçoise » de feu Alain Roullier-Laurens) MAIS évidemment toutes ses propositions, sont pour l’instant à l’état de promesses et sont soumises à la volonté du maire sortant, de les concrétiser s’il est réélu…déjà qu’Estrosi traine des pieds pour inaugurer une rue des Barbets mais en parallèle inaugure en grande pompe des allés Pasqua, cours Chirac ou quai Napoléon à la vitesse de l’éclaire…

Et je ne parle même pas d’autres membres du conseil municipal aux déclarations nuisibles pour l’identité niçoise :

Je pense notamment à Gael Nofri, changeant de parti comme de chemise, « interpellé » qu’on donne un nom de rue aux Barbets mais excité comme un gosse lorsqu’il s’agit de célébrer Napoléon dont les soldats traquèrent les Barbets !

Je pense à la sénatrice Dominique Estrosi-Sassone tenant des propos à peine croyable sur la charte européenne des langues régionales, digne du RN…alors qu’à l’inverse, l’ex-député Rudy Salles (quittant lui l’équipe Estrosi) en comparaison des déclarations d’Estrosi-Sassone, prenait une position plutôt « positif » sur les langues régionales à l’assemblée nationale…

Voilà ce rapide tour d’horizon des candidats sur la question du particularisme niçois, maintenant vous êtes libre de vos choix, mais aussi libre de ne pas choisir, de voter blanc ou mettre par exemple un bulletin de protestation spécialement conçu par le site Libera Nissa

Car ayez bien à l’esprit une chose, n’imaginez pas trouver un « messie » parmi les candidats pour changer votre vie en profondeur. Ayez bien à l’esprit que la quasi-totalité des candidats présents en lice sont, de fait, les porte-paroles des partis parisiens. Les candidats eux, auront beau « nissardisé » leur discours (avec plus moins de sincérité) autant qu’ils le veulent, les partis qu’ils représentent, eux en ont rien à faire de Nice au mieux, méprise notre ville au pire !

Pour ces partis, Nice n’est qu’un point sur une carte, le seul intérêt des élections locales : qu’elles soient municipales, départementales, régionales, ce n’est pas le bien être des habitants ou résoudre les problèmes locaux ; les élections locales ne sont en réalité pour eux que de vulgaires données statistiques pour leur cyniques calcul politiciens afin de pouvoir, depuis leur QG à Paris, le soir des élections à 20h, proclamer sur toutes les chaînes TV nationales qu’ils sont « la première, deuxième ou troisième force politique de France » en comptant le nombre d’élus obtenus pour les parrainages nécessaires à la présidentielle…voilà le seul intérêt des partis parisiens pour ces élections.

Les candidats eux, peuvent décliner leurs programmes à toutes les sauces, vous parler autan qu’ils veulent de sécurité, d’éducation, de fiscalité ; leurs programmes sont en grande partie inapplicable tant que les territoires ne sont pas réellement autonomes politiquement et financièrement, et ce n’est pas demain la veille qu’on verra un parti parisien remettre en cause ce système centraliste, gardant jalousement ses compétences régaliennes ! Et aucun candidat actuellement candidat à la mairie de Nice n’osera critiquer la tutelle parisienne (et marseillaise par l’intermédiaire de la région)

Aucun candidat investi ou soutenu par un parti parisien (c’est-à-dire tous) aura la volonté de dire « Non » à Paris et dénoncer ce modèle obsolète, aucun candidat à réellement la volonté de créer un rapport de force nécessaire avec la capitale et la région afin de défendre et faire respecter l’intérêt des Niçois, pour cela il faut avoir un certain courage et ne pas avoir un esprit de soumission mais n’est pas Garibaldi ou Médecin qui veut…

Julien LLINARES, Président du Parti Niçois-Partit Nissart

 

bulletin

Municipales : Et revoilà Peyrat !

vardon peyrat

Nous apprenons dans le Nice-Matin de ce jour (27/02/2020), que Jacques Peyrat, figurera sur la liste du RN, à la 69e et dernière position, lui qui, il y a quelques mois, déclarait qu’il ne se représentera pas « ni dernier, ni tête de liste », retourne donc vers sa famille politique, qu’il quitta il y a 25 ans afin de maximiser ses chances d’être élu maire en 1995…

Ce n’est pas la première fois que J. Peyrat et P. Vardon s’associent. En 2011, lors des cantonales, celui qui était encore le chefaillon du groupuscule identitaire s’était allié avec le maire battu.

Cette alliance, entre le groupuscule identitaire de Vardon et « l’Entente Républicaine » de Peyrat qu’il  qualifiait comme un… « parti niçois » (?!) était justifié selon Vardon en 2011 par un rassemblement de ces deux « mouvements politiques « niçois » loin des équilibres et alchimie des partis politiques nationaux qui sont plus attentifs à ce qui se passe à Paris qu’ici ». Donc de l’aveu même de Vardon ; le parti qu’il représente aujourd’hui, étant un de ces « partis politiques nationaux», n’a donc rien à faire de Nice et des Niçois mais seulement plus « attentif à ce qui se passe à Paris » !

Nous avons donc aujourd’hui un Philippe Vardon, tout fier, comme déjà en 2011, d’avoir Jacques Peyart à ses côtés, trouvant d’ailleurs « injuste - et assez inélégant - que son successeur n’ait jamais daigné lui rendre le moindre hommage pour le travail accompli »

Et c’est bien la première fois que nous donnons raison à Philippe Vardon, rendons donc à César ce qui est à César : car c’est à Jacques Peyrat que l’on doit d’avoir initié la bétonisation de la plaine du Var. En effet comme le rappela l’ancien maire dans une interview en 2019 ; « l’OIN Plaine du Var : c’est moi qui l’ai lancée ! » (Nice-Matin 12/09/2019)

En 2011, lors de son alliance avec Vardon, Jacques Peyrat précisait même : « Je crois que le devenir de Nice se fera ici [la Plaine du Var], dans ce territoire où sont réunis les organes de contrôle administratif, la Plaine du Var où se réalisera l’Opération d’Intérêt National dont je revendique la paternité à l’époque du Gouvernement Raffarin […] Il sait très bien [Estrosi] le positionnement stratégique et vital de ce territoire pour le développement de Nice dans la perspective future d’une capitale régionale ». (Nice-Premium 13/01/2011). À absolument vouloir revendiquer la paternité de ses réalisations, Jacques Peyrat, de manière indirecte, rend parfaitement légitime  tout ce que Christian Estrosi est en train de faire dans la Plaine du Var…

Donc rendons à Peyart ce qui est à Peyrat. Merci ! Merci monsieur le maire d’avoir donné le top départ du bétonnage massif de la Plaine du Var que dénonce en cœur aujourd’hui, tous les opposants à C. Estrosi…y compris votre allié du moment, Philippe Vardon, qui au passage s’est découvert une conscience écologique et un intérêt soudain pour la plaine du Var depuis qu’il est candidat….

Communiqué du Parti Niçois - Partit Nissart, 27 février 2020

Convergences Pour Nice

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Des rencontres intéressantes eurent lieu en fin d’année 2019 entre « Nacioun Nissarda » et le « Parti Niçois », ces deux mouvements décidant de créer l’association « Convergences Pour Nice ».

Cette association travaillera à rassembler autour d’elle, des Niçoises et des Niçois dans le but d’être présente dans le débat des élections municipales afin de porter notre vision de Nice, pour Nice et pour le peuple Niçois.

Vous pouvez envoyer vos messages et vos propositions à l’adresse mail : convergencespournice@gmail.com

VIVA NISSA

Les "propositions" de Vardon pour une Nice "fière" ? vraiment ?

Communiqué du Parti Niçois du 3 janvier 2020

titre vardon nice fier

Dans un article de Nice-Matin du 1er janvier 2020, nous pouvions lire les propositions de Philippe Vardon, candidat RN à la mairie de Nice, concernant « sa vision » de l’identité niçoise pour une « Nice fière » :

Il veut notamment « permettre à tous les petits nissarts de s’approprier traditions, histoire, langue, architecture, arts et gastronomie du pays niçois ».

Pour le moins que l’on puisse dire, nous avons droit à des propositions se tenant au minimum syndical... de la part d’une personne qui pendant des années se faisait passer pour un « grand défenseur » du particularisme niçois ou plutôt se servait de notre culture à des fins politiciennes (et de la pire manière qui soit), pervertissant la notion même « d’identité » et salissant, par un amalgame délibéré, le juste combat de nombreux Niçois pour l’identité du Comté….au point qu’on avait surtout honte pour Nice plutôt que d’en être « fier ».

Nous restons assez dubitatif, à la volonté de Vardon de sincèrement « permettre aux petits nissarts de s’approprier » leur langue ou leur tradition, quand on connaît la doctrine ultra-jacobine du parti qu’il représente : un parti niant jusqu’à l’existence des particularismes locaux et voyant la moindre petite revendication « régionaliste » (notamment sur les langues régionales, en s'opposant par exemple, systématiquement à la charte européenne des langues régionales) comme un « communautarisme » ou une « balkanisation de la France » menaçant « l’unité de la République ». Une ligne politique à laquelle Vardon s’est plié sans broncher et sans condition, niant être « régionaliste » ou « séparatiste » afin de pouvoir adhérer au parti de Marine Le Pen ; alors qu’il construisit toute son image politique sur l’amalgame entre son groupuscule dit « identitaire » et le courant régionaliste niçois…

De la même manière, on se demande quelle Histoire « les petits nissarts » vont pouvoir s’approprier alors que le RN est un défenseur acharné d'un nationalisme révisionniste, réécrivant l’Histoire, (surtout locale) afin de coller au mieux au « roman national » et au mythe d’une « France éternelle » idéalisée et fantasmée, comme le faisait Vardon jadis, lorsqu’il « honorait » Ségurane contre les Turcs lors du siège de 1543 mais « oubliant » de parler de la participation active de la France, alliée des Turcs dans ce même siège…

Vardon propose ensuite d’ouvrir « un musée à la mémoire de l’Algérie française et des rapatriés » : Nous somme, ici, dans la droite ligne des thèmes chers du FN : l’instrumentalisant de la nostalgie du colonialisme, dans le seul but d’exploiter électoralement la blessure de toute une communauté. Comment ne pas voir alors autre chose, dans la proposition de Vardon, que l’application stricto sensu de la ligne de son parti et qui n’a pas sa place dans les enjeux locaux d’une élection municipale

De plus, cette proposition de faire à Nice, un musée à la gloire du colonialisme, ne peut qu’être vu comme une provocation pour des Nissart, considérant leur terre comme le dernier pays colonisé par la France.

Plutôt que d’entretenir cette nostalgie dans un but purement électoraliste (lorsque le dernier Pied-Noir rapatrié en 1962 aura disparu ; nous pouvons être sûr que « la nostalgie de l’Algérie française » ne fera plus partie des « thèmes favoris » du RN) on devrait plutôt mettre en avant la nouvelle patrie que les Pieds-Noirs trouvèrent à Nice… alors qu’à cette époque, ailleurs dans la « France éternelle » du RN, ils étaient rejetés par leurs propres compatriotes…

Lettre du président #09 -Rue « Jacques Médecin »

jacquou

Dans quelques jours une rue « Jacques Médecin » verra le jour, une inauguration qui fait polémique, certains élus et militants de l'opposition montant au créneau à coup de pétition en ligne et d'appel à « une action de protestation ».

On aurait aimé voir ces élus et militants être aussi offensif face à l’inauguration du « quai Napoléon Ier », car même si Jacquou n’était certainement pas un saint, il n’avait pas le sang de millions de morts (dont des Niçois) sur les mains, contrairement à l’empereur....

Jacquou avait peut-être des défauts, mais il avait aussi des qualités que ses opposants de l’époque, eux au moins, savaient lui reconnaître.

Je veux bien qu’on s’oppose à l’inauguration d’une rue Jacques Médecin sous prétexte de ceci ou de cela, pourquoi pas après-tout, chacun est libre de s' indigner de ce qu'il veut… mais encore faut-il que les personnes, se lançant dans cette « croisade anti-Jacquou » puissent eux-mêmes être irréprochables, car les idéologies ou les prises de position de certains de ces « croisés anti-Médecin » ou de leurs partis ne sont pas non plus exemplaire…

Quant aux reproches que l’on peut faire généralement aux niçois « adulant » un « mafieux et un escroc », surtout lorsque ces reproches viennent de personnes d’outre-Var; quand on voit la classe politique française ; avant de regarder la paille dans l’œil du voisin, regardez d’abord la poutre qui est dans le vôtre !

Oui Jacquou a commis des fautes et fait des erreurs, les Niçois ne le nient pas, ils ne cherchent absolument pas à le dédouaner ou à l’excuser ; contrairement aux militants d’aujourd’hui de certains hommes politiques français, niant les faits reprochés jusqu’a inventer des « théories des complots » pour dédouaner leurs champions ou lançant des cagnottes pour des élus condamnés…

Qu’on le veuille ou non, qu’on partage ou non ses opinions (et je ne partage absolument pas toutes ses opinions) c’était un personnage aux multiples facettes aimé des Niçois malgré tout. Il marqua l’Histoire récente de notre ville durant un quart de siècle où il a été à la fois maire de Nice et un « père » pour les Niçois.

Mais surtout et avant tout, Jacquou était un Nissart.

Julien LLINARES

"Quai Napoleon Ier", l'inauguration de la honte !

Communiqué du Parti Niçois du 20 octobre 2019.

Avec l’inauguration en grande pompe du « Quai Napoléon Ier » au port (en débaptisant au préalable le "Quai Cassini"), Nice n’avait plus connu une fête aussi outrancière et révisionniste depuis 2010 et le 150e anniversaire de l’annexion à la France !

Une « fête » au port de Nice…sans drapeau niçois ! Remplacé pour l’occasion par l’aigle napoléonien ! Cette insulte à notre emblème fait écho à la volonté du petit caporal qui voulut en 1811 effacer l’aigle niçois « incompatible » avec son aigle impérial !

Une « fête » célébrant un homme, qui en déplaise aux bonapartistes idéalisant leur héros, était le premier dictateur de la période contemporaine, responsable entre autres, de la mort de millions de personnes en Europe dans ses guerres et du rétablissement de l’esclavage.

Cette inauguration, n’était pas une fête destinée aux Niçois, c’était une sauterie organisée pour et par les jacobins, célébrant entre eux une fable de leur « roman national » ; mythe fondateur de leur nationalisme artificiel et mortifère.

Il serait peut-être temps, que celui qui se veut être le maire de « tous les Niçois », prend enfin conscience de la nécessité d’arrêter le « devoir de mémoire sélectif » en célébrant pompeusement des événements compatibles uniquement avec le « roman national » français, en marginalisant d’autres événements qui sont, peut-être moins « acceptables » pour l’Histoire (ré)écrite depuis Paris et pourtant au combien essentiel dans la construction de notre identité singulière :

Après-tout, en y réfléchissant, en regardant par exemple, le règne de la maison de Savoie sur Nice : pourquoi n’honorons-nous pas également cette dynastie après tout ? D’ailleurs qu’apporta de plus la petite décennie du joug de Napoléon sur Nice face à presque un demi-millénaire de règne des Savoie ? Face aux liens ancestraux entre Nice, Piémont et Savoie méritant d’être mis en avant, qu’apporta de plus le petit Caporal au particularisme niçois ? Rien si ce n’est vouloir effacer notre aigle ! Que vaut le culte franco-français à l’empereur face au rayonnement international de Garibaldi, fils de Nice ?

Il est plus qu’essentiel maintenant, d’honorer avec la même solennité notre Histoire dans son ensemble, célébrer nos véritables héros (nous attendons toujours, l’inauguration de la « rue des Barbets ») et mettre en lumière l'héritage au pluriel dans laquelle notre identité trouve ses racines.

drapeau napoleon

Sur le port de Nice, les drapeaux aux armes de Napoléon remplacèrent le drapeau niçois !

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