Législatives 2017 : consigne de vote du Parti Niçois

logo parti nicois-partit nissart

Pour ces élections législatives, le Parti Niçois appel à voter blanc.

En effet, pour les partis parisiens ratant la marche de l'Elysée ou même celle du second tour, les législatives françaises ne sont rien de plus qu’une « revanche » à prendre. Que ce soit les députés sortants ou les candidats rêvant de prendre leurs places, les programmes et discours sont exactement les mêmes puisque toutes ces personnes sortent du même moule jacobin. Les préoccupations locales ne passant qu’au second plan

Quant aux « petits candidats » beaucoup sont issues malheureusement de ce même moule, quand nous n’avons pas droit carrément à des candidatures « loufoques » relevant moins des convictions à défendre que de l’ego à flatter en voyant son visage et son nom placarder un peu partout.

Nous mettons en garde les Niçoises et les Niçois face à la tentation des populismes; notamment du FN qui en Pays Niçois est médiatiquement représenté par des personnages peu recommandables : certains en quête d’un fauteuil d’élu trahirent leurs électeurs et leurs colistiers, d’autres instrumentalisant notre identité en détournant et pervertissant nos symboles et nos héros, pour finalement tomber le masque de la « nissartude » et révéler le visage de l’ultranationalisme franchouillard, pierre angulaire du FN, fondamentalement hostile à toute forme de régionalisme, y compris la plus basique comme la défense des langues et cultures régionales vues comme du « communautarisme » !

Le Parti Niçois apporte son soutien aux candidatures régionalistes, autonomistes, indépendantistes qui en Alsace, Bretagne, Corse, Savoie, Catalogne du Nord, Pays Basque, Outre-Mer et ailleurs veulent faire valoir leurs droits légitimes et veulent porter une autre voix que celle du centralisme parisien !

 

Présidentielle 2017 : consigne du vote du Parti Niçois

logo parti nicois-partit nissart

Le système électoral « démocratique » des présidentielles nous laissant comme toujours le choix entre plusieurs nuances de centralisme ; le Parti Niçois appelle à voter blanc*.

A tous ceux, sensibilisés à la sauvegarde des particularismes régionaux ou à la cause régionaliste ; nous les mettons en garde   face à la tentation des populismes qui sont les pires des jacobins.

Sachez-le : dans la sphère ultra-jacobine allant de Le Pen à Mélenchon en passant par Dupont-Aignan et autres Asselineau : la défense des langues et cultures régionales est vue comme une menace !

Sachez-le : pour le FN, par exemple, l’emploi du mot  « communautarisme » s’applique aussi aux défenseurs des langues régionales ! Dans l’esprit du FN : Bilinguisme et « Burkini » vont dans le même sac !

Sachez-le : la Charte européennes des langues régionales et minoritaires, seul traité permettant de protéger et favoriser nos langues est une cible des Le Pen, Mélenchon, Dupont-Aignan et autres Asselineau ! Cette Charte serait selon eux le «triomphe du communautarisme», instaurant la «balkanisation de la France» voire carrément une conspiration qui « disloquerait la France » rien que ça !

Sachez-le : la haine de toute forme de régionalisme est si grande que Marine Le Pen promet de purement et simplement « supprimer les régions et les intercommunalités» pour revenir à un jacobinisme des origines comme à la révolution :

Si pour les Niçois la disparition de la PACA ne changerai rien, cela aura de graves conséquences pour la Bretagne, la Corse ou encore le Pays Basque qui bénéfice de sa propre collectivité depuis le 1er janvier 2017 sous la forme d’une communauté d’agglomération. Supprimer les intercommunalités, notamment rurales, serait également préjudiciable pour les petites communes.

De telles suppressions ne feront qu’accentuer le sentiment d’injustice, de défiance envers Paris et d’entretenir dans certaines régions les velléités séparatistes tant critiquées par les jacobins, voir selon les degrés d’exaspération, à un retour du séparatisme clandestin et armé !

En réalité, l’opposition farouche des partis parisiens, surtout des extrêmes, à la défense des langues régionales ou à toutes formes de régionalisme n’a pas pour but de « défendre l’unité de la république », mais a pour but de maintenir leur propre pouvoir sur « la province » par le maintien de ce centralisme forcément antidémocratique. S’il est indéniable que la France que l’on connaît s’est construite autour de ce centralisme parisien, rien ne l’oblige à continuer sur cette voie. Ce ne sera ni le régionalisme, ni le fédéralisme ni même le séparatisme qui emmènera le pays vers sa dissolution ; mais l’obstination de quelques-uns, parmi lesquels les candidats déclarés « antisystèmes » ou « révolutionnaires », à vouloir conserver un système archaïque et à bout de souffle pour leur propre intérêt.

*Pour voter blanc nous rappelons qu’il suffit de ne glisser aucun bulletin dans l'enveloppe, donc la laisser vide, ou de glisser un bulletin vierge du même format que les bulletins officiels dans l’enveloppe.